lundi 29 octobre 2007

Souvenirs de Bretagne



Quelques clichés de la côte sauvage sur la Presqu'île de Quiberon, dans le Morbihan, où j'ai posé mes valises cet été. Une côté magnifique et déchirée avec ses petites criques, mais aussi dangereuse où des touristes imprudents meurent chaque année parce qu'ils se sont approchés d'un peu trop près de l'abîme... des panneaux qui jalonnent la côte sont là pour le rappeler !



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samedi 27 octobre 2007

Demonter les aneries que l'on entend au sujet des régimes speciaux



Le Gouvernement cherche a faire passer les 5% de retraités des régimes speciaux pour les responsables du "deficit des retraites" . La vérité est qu'il n'y a pas de déficit des retraites, de la Sécurité Sociale, de l'Assurance maladie. C'est purement virtuel. Le seul problème qui se pose est celui de la répartition des richesses. Pour répondre aux âneries innombrables qu'on entend sur les régimes speciaux, il faut tordre le cou à quelques "evidences médiatiques" .

  • C'est l'Ensemble des salariés qui paient la retraite des régimes speciaux
FAUX. Il est exact que le régime spécial permet de partir à 55 ans, mais pour les cheminots, cela n'est possible que par une surcotisation retraite de 12% supérieure aux autres régimes, et, en moyenne, par des salaires et des pensions inférieures aux autres. En moyenne, un salarié du privé quitte son travail à 58 ans et cotise pendant 37 ans, entre 26 <>
  • Si on maitient les régimes speciaux, on va vers la faillite du sytème de retraite
FAUX. Les Electriciens ont un régime excédentaire qui reverse de l'argent au régime général. Il est vrai que les 164 100 cheminots ne paient pas leurs 302 700 pensionnés : l'Etat verse à ce titre 2,6 milliards d'€ pour compenser le déficit démographique. Par ailleurs, c'est l'Etat lui-même qui demande aux entreprises publiques de ne plus embaucher. Pour éviter les deficits des retraites, il faut commencer par remplacer chaque départ à la retraite par une embauche. Le contraire de ce que veut faire ce gouvernement anti-social. Si les régimes speciaux étaient dans le régime géneral, cette somme serait de toute façon à payer.


  • La fin des régimes speciaux, c'est plus d'égalité entre les salariés.
FAUX. La fin des régimes speciaux peut sembler aller vers l'égalité, mais en fait, cela est synonyme d'une dégradation pour tout le monde. Aligner par le bas ne va pas dans le sens du progrès social. Par ailleurs, en 1945, quand a été crée le régime géneral , l'objectif était d'aligner les retraites génerales sur celles, plus avantageuses, des régimes speciaux, pas le contraire !

En revanche, offrir à tout le monde une bonne pension après 37,5 annuités de cotisations, et permettre de partir à 55 ans ( et plus tôt pour les travaux pénibles ) c'est possible, si la société décide qu'une partie des richesses revienne aux salariés et à la satisfaction des besoins sociaux et non plus aux profits. La fin des régimes spéciaux n'améliorera en rien le sort des autres retraités, bien au contraire ! Le Gouvernement veut en fait faire sauter le vérrou des régimes speciaux pour mieux s'attaquer à la retraite de tous les salariés en 2008 ! La vraie égalité, c'est l'aligenement des retraites vers le haut, sur les régimes les plus avantageux .

Les salariés d'EDF ou de la SNCF ne font pas grève que pour defendre leurs intérêts et la défense de leurs droits cherement acquis dans le passé. Le Sarkozysme ne cache pas ses intentions et dit, clairement qu'il n'est pas possible de demander aux salariés notamment du privé , de travailler au delà de 60 ans si d'autres s'arrêtent à 55 ans.

Fillon a annoncé les 41 ans de cotisations pour tous en 2012, en allongeant progressivement la durée de cotisations à partir de 2009. La fin des régimes speciaux, c'est de nouvelles attaques assurées contre les retraites de tous. C'est bien pour cela qu'il ne faut laisser les salariés d'EDF ou de la SNCF se battre seuls, mais ce doit être un combat unitaire de l'ensemble du monde du travail pour porter l'exigeance de nos revendications :

  1. Retour aux 37,5 annuités de cotisations pour tous, public et privé
  2. Annulation des réformes Balladur (1993) et Fillon ( 2003)
  3. Droit à la retraite à taux plein pour les métiers pénibles à 50 et 55 ans !